Nearshore, offshore, onshore – quelles différences et que choisir ?

 

Au niveau européen, l’outsourcing IT traditionnel (externalisation de la production informatique, développement de produits) se confirme timidement avec une croissance de 11% sur l’année 2017.

En France l’externalisation IT traditionnelle quant à elle est plus qu’encourageante avec une hausse de 31% (en valeur) des contrats pour l’année 2017. Cette tendance est confortée en 2018, avec une augmentation de 19% au troisième trimestre. Les entreprises françaises confirment donc leur confiance dans l’externalisation de leurs projets IT.

Quelques définitions
À l’origine le terme « offshore » signifie « au large » : la notion d’offshore renvoyait alors à l’externalisation de l’activité en dehors du territoire. Onshore était alors l’équivalent du « sur site ». Au début des années 2000, comme l’externalisation IT n’était pas très répandue, on gardait la distinction entre ce qui était fait dans l’entreprise (le plus souvent en régie) et ce qui était fait à l’étranger.

Cependant avec l’augmentation de l’externalisation, la notion d’offshore était devenue trop vague pour pouvoir englober tout ce qui n’était pas fait « sur site ». En effet, de grosses différences existent entre avoir une équipe parlant la même langue à 100 km de chez soi, ou une équipe à 7000 km parlant une langue différente.

onshore, nearshore, offshore
Découvrez les caractéristiques de ces 3 notions liées à l’externalisation : onshore, nearshore et offshore, afin de choisir la meilleure option pour externaliser vos services informatiques.

Aujourd’hui, on distingue 3 notions liées à l’externalisation, qui peuvent être définies comme suit :

Onshore : on peut considérer onshore les équipes travaillant sur site ou à une distance relativement courte (2 heures de trajet maximum) et parlant la même langue.
Nearshore : ce terme s’applique aux équipes le plus souvent en dehors des frontières nationales, mais restant accessible avec un temps de trajet inférieur à 5h, dotée d’une culture proche et avec laquelle le décalage horaire n’excède pas 2h. Par exemple, nos delivery centers en Europe de l’Est ont seulement 1h de décalage horaire.
Offshore : on retrouve ici toutes les équipes très éloignées géographiquement comme nos delivery centers au Vietnam ou au Mexique par exemple, avec un décalage horaire nécessitant une organisation projet adaptée et dont la culture et la langue sont le plus souvent différentes.
Onshore : accélérez votre time-to-market
L’outsourcing onshore peut se révéler intéressant pour vos missions ponctuelles grâce à la collaboration avec un travailleur freelance. Si vous êtes à la recherche d’un d’expert spécifique pour une mission de courte durée, vous pourrez alors sélectionner le profil en fonction de l’expertise du travailleur freelance pour répondre à vos besoins.

Vous pouvez privilégier aussi l’externalisation onshore dans le cadre d’un lancement rapide sur le marché d’un MVP (Produit Minimum Viable). En effet, pour le lancement d’un MVP, il est nécessaire de travailler en étroite collaboration avec l’équipe de développement sur le produit pour améliorer votre time-to-market. L’avancement de votre projet est facilité par la collaboration en temps réel des équipes.

Nearshore : les avantages de la proximité
Les destinations nearshore à faible décalage horaire (entre 0h et 2h) sont à privilégier si vous souhaitez pouvoir collaborer sur les mêmes plages que votre équipe IT.

L’outsourcing nearshore peut aussi être un avantage si vous souhaitez lancer rapidement votre MVP sur le marché. Grâce au faible décalage horaire, vous pourrez suivre l’avancement du projet et surtout guider votre équipe en temps réel ce qui facilitera l’avancée de votre projet. Le tout en gardant des prix compétitifs contrairement à une externalisation onshore. Vos frais de déplacement se verront quant à eux réduits grâce à la proximité géographique de l’équipe contrairement à une externalisation offshore.

Si vous êtes en Europe, ciblez par exemple les pays de l’Europe de l’Est comme la Roumanie et la Moldavie. Avec seulement 1h de décalage, vous pourrez accompagner plus facilement les équipes.

Attention, la distance se considère plutôt en temps de transport. Un trajet Paris – Bordeaux en train ou Paris – Bucarest en avion prennent le même temps.

Offshore : quand la distance devient un avantage
Le décalage horaire n’est pas toujours un inconvénient, au contraire !

Si on se base sur un pays asiatique, le décalage important (6h par exemple avec le Vietnam) peut vous permettre de bénéficier de prestations réalisées la nuit et de plus, facturées au tarif de jour, ce qui s’avère particulièrement intéressant pour certains types de prestations comme le testing.

D’autre part, choisir une localisation offshore est un bon exercice qui va vous aider à gagner en maturité rapidement, du fait des efforts d’organisation et de communication qui seront nécessaires de votre part dans un tel contexte d’externalisation. Cette évolution de vos pratiques et de votre organisation internes aura très certainement un impact positif sur de futurs projets, externalisés ou pas. C’est en revanche souvent un investissement sur le long terme (et donc moins intéressant sur un projet de moins de 6 mois).

Par ailleurs, nous sommes en mesure aujourd’hui de vous assurer sur des destinations offshore le respect de la législation européenne, comme la législation RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) par exemple. Grâce à la mise en place d’une clause contractuelle, nous vous certifions une application conforme de la législation européenne lors du développement de vos projets. Vous n’avez donc plus à vous soucier de l’aspect juridique et vous pouvez rester concentré sur le choix d’une équipe adaptée et le développement de votre projet.

Bien évaluer la disponibilité et le niveau des ressources locales
Pour monter une équipe facilement, vous devez faire attention aux ressources de main d’œuvre IT du pays ou d’une ville. Nous vous recommandons alors de privilégier les destinations avec des universités IT de haut niveau et un nombre d’étudiants sortants importants. Cela va vous permettre principalement de sécuriser votre projet au cas où une autre société viendrait monter son équipe à côté et chercherait à recruter tous les profils IT de la région. C’est également un signe important à considérer, notamment si vous avez pour objectif de monter une équipe conséquente.

Les grandes villes des pays émergents sont très souvent de vrais hubs IT nearshore ou offshore dont les établissements d’enseignement universitaire privilégient la performance et l’innovation. Ce sont des destinations très compétitives tant sur le niveau des compétences que sur la diversité technologique disponible.

Sur une petite ville au centre d’activité réduit, vous aurez moins de turn-over, mais plus de difficulté à trouver des experts sur un sujet précis.

La langue – do you speak good English ?
En fonction de votre localisation et de celle de votre équipe, il est nécessaire de s’assurer que vous pourrez communiquer ensemble.

Sur un site onshore, la question ne se pose pas. En dehors des frontières (nearshore ou offshore), il faut étudier au cas par cas : cela dépend fortement de l’histoire de chaque pays et des affinités culturelles. Quelques exemples…

si vous souhaitez une équipe francophone, la Roumanie et le Vietnam (que je connais bien) sont clairement des options intéressantes.
une équipe anglophone vous ouvre bien entendu de plus nombreuses portes, mais attention toutefois à la différence d’accent.
Le contexte géo-politique – où mettez-vous les pieds ?
Là encore l’élément est stratégique car même si tout le monde est connecté et qu’il n’y a, à priori, pas de frontières entre les développeurs, il faut néanmoins étudier le contexte politique du pays. Par exemple :

une taxe imposée au bout de quelques mois peut vous contraindre pour des raisons budgétaires à revoir votre projet ou à changer d’équipe
un pays en conflit peut amener les personnes à quitter le pays et donc quitter votre projet
les déplacements pour voir l’équipe ou la faire venir peuvent être interdits en fonction des contrôles aux frontières
des contrôles sur les flux Internet entrants et sortants peuvent être mis en place

Source : https://bit.ly/3hdvkIW

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